11nov

Le cododo : faut-il dormir avec son bébé ?

Catégorie : Santé de bébé
Co-sleeping

Appelé également co-sleeping ou bedsharing, le cododo est une tendance forte du maternage, qui ne cesse de faire des émules auprès des parents. Le principe est simple : il consiste à faire dormir son enfant dans le lit parental.

Très pratiqué par les mamans qui allaitent, pour les tétées nocturnes, les parents et les enfants apprécient ce contact, qui permet à tout le monde d’être reposé au petit matin.

Toutefois, le cododo est une pratique critiquée. Ses détracteurs fustigent le non-respect des règles de sécurité du couchage de l’enfant, le manque d’autonomie de bébé pour s’endormir, ainsi que le manque de place pour la vie intime du couple.

Une proximité rassurante auprès de l’enfant

Près de 20% des parents pratiquent le cododo. Pourquoi un tel engouement ? La nuit, l’enfant peut se réveiller pour de multiples raisons : besoin de téter, envie d’une présence à ses côtés, le froid, la peur du noir, malgré la lumière d’une veilleuse.

Un enfant qui manque de sommeil peut compenser durant la journée, avec des siestes. Pour une jeune maman, le manque de sommeil peut entraîner une baisse de vigilance, de la nervosité, une baisse de moral, voire une dépression. Le cododo évite de longs réveils nocturnes, avec une station debout prolongée et de la lumière.

Recommandé par la Leche League, le cododo facilite les tétées nocturnes. Une fois la tété terminée, beaucoup de parents trouvent que le fait de reposer le bébé dans son lit est un moment délicat. Bébé pleure et refuse de quitter la chaleur du sein maternel. Le cododo s’impose pour le bien-être de l’enfant.

Le cododo peut également rassurer les parents, qui peuvent surveiller la température et la respiration de l’enfant. La mort subite du nourrisson touche des bébés âgés de 2 à 6 mois. Les mamans aiment pouvoir entendre leur enfant respirer à tout moment.

Le cododo peut-il avoir un impact sur la vie de couple ? Lieu d’intimité pour le couple, le lit avec la présence de l’enfant est réduit à son fonction première de repos, éliminant toute dimension charnelle. Les parents pratiquant le cododo avouent devenir plus créatifs pour maintenir une sexualité satisfaisante, en “explorant” des lieux autres que la chambre.

Les consignes de sécurité à respecter un cododo sans danger

Le cododo peut comporter des risques, s’il est pratiqué sans précaution. Quels sont les dangers ?

  • L’hyperthermie. Il faut veiller à ne pas trop couvrir bébé et à maintenir la température de la chambre à 20°C.
  • Le risque d’étouffement. L’enfant peut être écrasé par un des parents ou par la literie (couette, oreiller, traversin…). Faute d’air, l’enfant suffoque et ne peut plus respirer.
  • Le risque de chute. Pour éviter que l’enfant ne soit entre les parents, la maman peut le placer de son côté, sur le bord du lit. Au cours de la nuit, l’enfant peut rouler et faire une chute. Il est fortement recommandé de placer une barrière de sécurité, sur un côté du lit.
  • Une augmentation des risques de la mort subite du nourrisson (MSN). Mal pratiqué, le cododo multiplie par 3 les facteurs de MSN.
lit cododo

Un lit bébé pour le cododo

L’alternative est le lit cododo, fixé solidairement au lit parental. A la manière d’une extension, il permet à l’enfant d’avoir son propre espace, protégé par des barrières.  Ce type de couchage est idéal pour sécuriser au maximum le co-sleeping.

Le cododo se pratique dès la sortie de la maternité et peut continuer jusqu’aux 2 ans de l’enfant, voire plus. Les parents parlent d’avoir de réelles difficultés pour arrêter le cododo. Il est essentiel de se sentir en adéquation avec ses propres choix. Si le bedsharing est mal vécu par le couple ou par la maman qui n’a plus un moment le soir, pour sa vie de femme, bébé doit donc traverser une période de sevrage, avec une diminution progressive des moments passés dans le lit des parents. Il faut, à tout prix, éviter l’arrêt brusque du cododo, que l’enfant pourrait percevoir comme une punition.

Aujourd’hui, le cododo offre aux parents une satisfaction, qui n’a pas de prix : voir son enfant sourire dès son réveil.

Alors, vous êtes adepte ou détracteur du co-sleeping ?

4 Commentaires à Le cododo : faut-il dormir avec son bébé ?

  1. sarah dit :

    Ce sujet est assez tabou en France…il l’est beaucoup moins aux USA! On se rend compte que plus de parents qu’on ne le pense pratique le co-slepping…mais n’osent pas le dire pour éviter les éternelles remarques: « il te manipule, tu vas en faire un enfant dépendant, … » j’en passe des pires et des meilleures. Chacun fait comme il veut, et souvent tout simplement comme il PEUT! Ne jugeons pas les uns ou les autres.

  2. Merci pour cet article qui ne diabolise pas le cododo ! Chez nous nous sommes à 7 mois de cododo et tout se passe bien. Notre bébé dort chaque nuit quelques heures dans son lit et puis le reste de la nuit entre sa maman et son papa. Quand on dort avec son enfant on est vigilant, on sait où il est et on y fait attention. Un cododo en sécurité ce n’est que du bonheur et c très rassurant pour bébé!

  3. Marie D. dit :

    Personnellement, nous avons pratiqué le co-sleeping avec nos deux enfants et nous sommes très content de l’avoir fait. Ils se portent très bien et le retour dans leur lit s’est fat sans problème dès le passage au biberon.

  4. Delphine L dit :

    Bonjour,
    Je suis une maman (et psy) totalement adepte du cododo, lorsqu’il est pratiqué de façon sécurisée et responsable. Je trouve que le berceau co-sleeping est une excellente solution pour assurer la sécurité et le bien-être du bébé et permettre aux parents de dormir plus sereinement et de sortir du lit au besoin, en laissant bébé dormir tranquillement dans son berceau (qui peut devenir un élément totalement indépendant et mobile, en fermant l’ouverture coté lit parental).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *